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Durant la situation de confinement, le constat est sans appel, le planning se vide : les formations prévues sont annulées, pas d’accompagnement individuel en face à face, plus de prospection commerciale pour présenter mon jeu pédagogique « Zen52 » ou mes activités en général. Les organisations sont fermées ou débordées, les équipes sont réduites, mes clients sont peu joignables au téléphone.

Au stress de la maladie et de l’isolement, s’ajoute l’inquiétude liée à la perte d’activité, donc d’un revenu encore plus incertain que d’habitude même si j’ai la chance d’avoir une clientèle fidèle. Le confinement m’empêche aussi de prendre des congés au début du printemps.

Puis vient un redémarrage lent des entreprises

Les besoins en conseils RH et organisationnels ainsi que l’accompagnement sont bien présents voire plus qu’avant en particulier une augmentation du stress, une communication toujours insuffisante aux yeux des salariés et des conflits plus nombreux. Pour les managers de proximité, un grand besoin d’écoute et d’outils de leadership.

Certains secteurs sont épuisés, d’autres cherchent encore une organisation adaptée aux règles sanitaires et au manque de personnel présent en entreprise. Je consacre mon temps à proposer des solutions ou des offres adaptées à chaque client. En tant que prestataire je privilégie encore plus la qualité, la flexibilité, la proximité, la réactivité. Ce n’est pas le moment de prendre des vacances.

Des vacances dans les Pouilles envisagées de longue date s’affichent dans mon planning de fin juin. Partira ? Partira pas ? Peur du virus encore bien présent, contraintes à l’aéroport, dans l’avion ou en Italie ? Ce n’est pas vraiment le moment de partir quand les activités reprennent.  Mais la fatigue se fait sentir et je décide de faire une pause. La fin de semaine est bien chargée pour éviter de partir avec des dossiers en cours.

En marchant tout en réfléchissant à un dossier-client, je chute. Les deux chevilles sont foulées et la tête du péroné est fracturée.

Le stress post-covid est une réalité 

Tout le monde semble épuisé : réorganisation de la vie professionnelle et privée, inquiétude face à la maladie ou l’isolement, fatigue due à la surcharge de travail… Il y a aussi le stress lié à l’incertitude au niveau de son emploi ou de son activité.  Alors on travaille encore plus pour signer des contrats ou pour éviter de perdre son poste.  On doit s’adapter à une situation incertaine et à des nouvelles règles de vie et de travail. Le stress est une évidence même si certains le minimise. 

Pas le moment de se reposer, pas le temps d’aller consulter un médecin. Quand on a la tête dans le guidon, on n’écoute pas les signaux envoyés par son corps (fatigue chronique, maux de tête, de dos, douleurs à l’estomac, allergies ou autres). Or si on n’écoute pas son corps, il donnera des signaux plus forts afin qu’un jour on s’y intéresse ou qu’on soit obligé de s’arrêter de trop en faire.

Oui, notre corps nous parle et nous ne l’écoutons pas ou peu.  Dès que notre corps nous alerte, nous nous rassurons par des « Ce n’est rien » « ça va passer », « ce n’est pas grave » … Sans pause, il se fragilise un peu plus. Et quand la pause est vraiment nécessaire ou qu’on n’a plus le choix, on se dit « si j’avais su ».

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